Large appréciation internationale, à New York, de la stratégie mauritanienne de promotion de la paix et de la cohésion sociale

maed

Large appréciation internationale, à New York, de la stratégie mauritanienne de promotion de la paix et de la cohésion sociale

Lors d’une importante rencontre onusienne et de développement, organisée jeudi dernier au siège des Nations Unies à New York, Son Excellence le ministre des Affaires économiques et du Développement, Dr Abdallah Ould Souleymane Ould Cheikh Sidia, a présenté un exposé détaillé devant la Commission de consolidation de la paix, plaçant la Mauritanie à l’avant-garde des pays ayant adopté des approches innovantes articulant sécurité et croissance économique.

En ouverture de son intervention, le ministre a souligné que l'adoption de la Stratégie nationale de promotion de la paix et de la cohésion sociale,  le 31 décembre 2025, ne répond pas uniquement au besoin de doter notre pays d’un cadre normatif de prévention des conflits. Elle traduit avant tout une ambition collective : celle de bâtir une Mauritanie pacifique, résiliente, inclusive et résolument tournée vers un développement durable et équitable. Il a précisé que cette ambition s’inscrit pleinement dans la vision de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et est également portée par la Déclaration de Politique Générale du Premier Ministre ainsi que par  la Stratégie de Croissance Accélérée et de Prospérité Partagée (SCAPP).

Le ministre a expliqué que le Gouvernement mauritanien adopte une approche préventive, destinée à renforcer le tissu social et à faire de la Mauritanie une destination attractive pour l’investissement, grâce à un climat de stabilité singulier, fondé sur la transformation des vulnérabilités structurelles en leviers de force.

Il a ensuite décliné les  piliers fondamentaux et complémentaires sur lesquels repose la stratégie :

l’inclusion territoriale, la cohésion sociale et l’équité ;

l’autonomisation économique des jeunes et des femmes au service de la paix ;

le climat, l’environnement et la gestion durable des ressources naturelles ;

le renforcement des mécanismes de prévention et de gestion des conflits ;

la gouvernance inclusive et locale au service de la paix.


Dans son exposé, le ministre a également révélé que, sur le plan socio-économique, 28,2 % de la population vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire, tandis que l’accueil des réfugiés — dont le nombre devrait dépasser 400 000 personnes d’ici fin 2026 — constitue un défi majeur pour les services publics et la cohésion sociale.

Malgré ces contraintes, la Mauritanie a engagé une dynamique de réformes ambitieuses, marquée notamment par une augmentation des dépenses sociales d’environ 40 milliards d’ouguiyas anciennes, l’extension de la couverture d’assurance maladie à plus de 100 000 familles démunies, ainsi que la poursuite des transferts monétaires au profit de 140 000 familles.

Dans les domaines de l’éducation et des infrastructures, les efforts se poursuivent à travers la construction et la réhabilitation de milliers de salles de classe, le recrutement d’enseignants, le renforcement de la formation professionnelle, parallèlement à la réalisation de près de 1 000 kilomètres de routes et aux actions soutenues visant à garantir l’accès universel à l’énergie.

En conclusion, le ministre a affirmé que ce large soutien international confère une responsabilité supplémentaire à la poursuite des réformes. La stratégie (2025-2030) ambitionne de transformer les zones les plus vulnérables en pôles de développement, tout en promouvant une « économie de la paix » associant le secteur privé, les jeunes et les femmes à la construction d’un avenir durable. Il a souligné que la Mauritanie offre aujourd’hui au monde un modèle réussi de transformation des défis géopolitiques en opportunités de développement prometteuses.

L’exposé a suscité un large écho et une dynamique remarquable, illustrés par de nombreuses interventions saluant l’approche mauritanienne. Le Secrétariat général des Nations Unies, l’Union africaine et l’Union européenne ont exprimé leur plein soutien, qualifiant cette démarche de « modèle à suivre » dans la région.

Les institutions financières internationales, au premier rang desquelles la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et la Banque islamique de développement, ont, pour leur part, réaffirmé leur disposition à accompagner cette stratégie et à financer le portefeuille de ses programmes pour la période 2025-2030.

Ce soutien ne s’est pas limité aux organisations internationales. La séance s’est transformée en une véritable manifestation d’appui diplomatique, marquée par la participation d’ambassadeurs de pays issus de divers continents. Les États voisins — le Sénégal, le Mali, l’Algérie et le Maroc — ainsi que notre profondeur arabe, notamment l’Égypte, ont salué le rôle de leadership joué par la Mauritanie dans la stabilité de l’espace sahélo-saharien.

Les grandes puissances internationales — la Chine, la France, l’Allemagne, le Japon et le Royaume-Uni — se sont également jointes aux pays exprimant leur appréciation des efforts mauritaniens, aux côtés d’un soutien affirmé de pays tels que la Norvège, l’Australie, le Brésil, le Salvador et le Népal, reflétant ainsi l’ampleur de la confiance internationale accordée aux politiques menées par la Mauritanie.

maedmaed